Bingo Pinballs

Created on 8-03-2010 - Last Update 12-22-2015

 

Based upon the translation for this post, it sounds like France is current going through an evolution similar to our own Bingo History here in the States,

where the machines are out in public and being used as gambling devices although it’s against the law. This is a year 2010 post!

 

 

LES MACHINES À SOUS  posté le vendredi 16 avril 2010 18:26

On chuchote partout qu'elles ont remplacé les "gagneuses" d'antan. Certes elles rapportent moins, mais elles demandent aussi moins d'attention. Il s'agit du nouveau marché de l'investissement malfrat : celui des machines à sous, appelées aussi "baraques" ou "bécanes".

Officiellement, les machines à sous sont interdites depuis 1937. Dans les années 70, des modèles électriques apparaissant sur le marché, certains truands se sont mis à en acheter, principalement à Marseille et dans le sud-ouest. En 1980, elles apparaissent à Paris. Ces quelques machines ne représentaient qu'un revenu parmis tant d'autres.

Le grand précurseur du placement de barraques dans les cafés reste Raymond le Chinois, qui a commencé à placer dans tous le sud-est pendant les années 80. Organisant son bizness de manière industrielle, il a fait comprendre à tous l'intérêt du placement. Et c'est surtout à partir de 1990 que l'on va réelement saisir tous les avantages du marché des machines à sous. Certains se reconvertissent après avoir dût lâcher leurs dernières filles ou en sortant de prison, d'autres le font en parallèle d'autres activités, certains se spécialisent... Et on trouve même des caves qui tentent leur chance.

Pour se lancer il faut tout d'abord constituer une société de jeux. Par la suite, d'autres personnes pourront passer par l'intermédiaire de cette dernière pour se fournir en barraques. Puis il s'agit d'acheter légalement les machines à l'étranger. En effet, il n'y a qu'en France et au Portugal que le placement de machines à sous dans les bars et les cafés soit interdit. Le plus souvent, les voyous se fournissent en Belgique, où les bingo (sort de Flipper sans commande) sont vendus 4000 euros pièce. Sinon, il y a le jeu d'arcade modifié, qui cache un deuxième logiciel : un poker électronique. Sa discrétion est des plus pratique. Les parties gagnantes sont payées en liquide par le bistrotier, ce qui permet d'attirer un maximum de clients. Pour le bingo, il suffit de modifier le logiciel de la machine, ce qui permet de payer le joueur en liquide (et non pas en parties gratuites). En engageant 1500 euros de dépenses, le joueur est casiment sûr de faire un jackpot.

Chaque barraque rapporte en moyenne 2000 euros par mois, et certaines montent jusqu'à 15 000 euros mensuels. Les bénéfices sont partagés moitié-moitié entre le bistrotier et le placier. Ce dernier est d'ailleurs rarement seul. Même si certaines équipes se réduisent à deux personnes, il vaut mieux être plus nombreux pour tenir le cap. Les équipes plutôt modestes peuvent s'estimer heureuses avec cinq à dix machines. Les caïds du genre en ont plusieurs dizaine, et les plus gros poissons plusieurs centaines.

D'un point de vue judiciaire, les risques sont minimes par rapport aux peines auxquelles sont habitués les voyous : deux ans de prison et 30 000 euros d'amende au maximum. On est loin des dix ans et des vingt ans des braqueurs et des trafiquants de drogue. Quand au propriétaire du café où les baraques sont entreposées, s'il se voit infliger une amende, le placier doit la lui la payer. Au total, il y aurait entre 6000 et 30 000 machines à sous clandestines sur le territoire français. Bien vite la demande s'est accru et on a commencé à manquer de machines... et de places. Souvent on se marche sur les pieds. Surtout dans le Grand Sud, mais Paris n'est pas non plus en reste.

Nombre de règlements de compte de la deuxième moitié des années 90 et des années 2000 sont liés au marché des machines à sous, le sommet de violence étant la période 1999-2001, avec environ quarante cadavres tombés pour les machines à sous. Des figures s'étant spécialisées dans ce bizness y ont perdu la vie, comme Serge Leynaud, qui plaçait à Nîmes, Marc Monge, dans le Vaucluse, ou Jean Toci, autour de l'étang de Berre et dans les Alpes-de-Haute-Provence. Par ailleurs, les gros caïds investissent eux aussi dans les barraques, des frères Perletto aux Hornec, en passant par Francis le Belge. Autant dire que tout le monde s'y met et qu'il vaut mieux savoir tenir ses places d'une main de fer quand on a vu grand.

Mais déjà, certains évoquent la baisse relative des revenus engendrés par les machines à sous comme annonciatrice de la mort de ce bizness. Peut-être. Mais en attendant, en 2002 sont apparus en Suisse de nouveaux types de machines : des ordinateurs placés comme Borne Internet dissimulant des jeux d'argent derrière des cryptages sophistiqués. Et c'est apparemment indétectable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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