Ce que l'on sait du procès des "bingos de bistrots"

 

PAR LA RÉDACTION Mis à jour le 23/02/2017 à 06:50 Publié le 23/02/2017 à 06:55

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Le tribunal de Toulon examine une affaire de jeux de hasard clandestin dans différents bars de la région.

Il a fallu faire de la place dans cette salle du palais de justice de Toulon. Un nombre inhabituel de prévenus comparait depuis ce mercredi devant le tribunal correctionnel dans une affaire de machines à sous illégales, placées dans des bars du Var et des Bouches-du-Rhône. Sur les dix-sept prévenus – essentiellement des gérants d’établissement –, treize ont fait le déplacement. Les réquisitions du procureur, suivies des plaidoiries de la défense, sont attendues ce vendredi.

 

COMMENT A DÉMARRÉ L’AFFAIRE?

Tout a commencé, en 2011, avec la découverte de machines à sous dans un bar de Saint-Cyr-sur-Mer où les gendarmes se rendaient pour un cambriolage. L’enquête confiée à la brigade de recherches de Toulon s’est peu à peu élargie: Le Beausset, La Cadière, Signes, Pignans, Fréjus, Cuges-les-Pins, La Ciotat, La Penne-sur-Huveaune et Istres. Un coup de filet était lancé en juin 2012.

 

QUEL GENRE DE MACHINES À SOUS?

Treize machines ont été saisies. Il s’agit grosso modo de flippers sans boutons latéraux: le joueur insère une pièce de deux euros et actionne le ressort qui permet de lancer la bille. En fonction de l’alvéole où la bille s’arrête, l’utilisateur peut remporter une nouvelle partie, voire quelques dizaines d’euros. Dans cette affaire, les recettes étaient généralement équitablement partagées entre le gérant et le placier.

 

QUEL EST LE PROFIL DES PATRONS DE BAR JUGÉS À TOULON?

Treize gérants ou employé de bar (au moment des faits) sont jugés à Toulon. Ils ne renvoient pas l’image de grands voyous. «Je savais que c’était interdit mais je pensais que c’était toléré, un peu comme pour ceux qui font de l’alcool chez eux», explique l’un d’eux. Leurs profits occultes se situent, selon leurs déclarations, entre quelques dizaines et plusieurs centaines d'euros mensuels.

 

QUI SONT LES AUTRES BÉNÉFICIAIRES PRÉSUMÉS?

Un professionnel du jeu, au casier judiciaire sans tâche, est soupçonné d’avoir placé une dizaine de machines. Il renvoie la responsabilité de l'usage qui en a été fait sur les patrons de bar. Ce Bandolais, accablé par les témoignages de coprévenus, se serait chargé de "relever les compteurs", tous les quinze jours, avec l’assistance d’un proche. Cet ami, déjà condamné en 2002 pour exploitation de jeux prohibés, nie en bloc: «Je n’ai vraiment pas de chance, je ne devrais pas être ici

 

Deux autres personnes sont poursuivies pour la mise à disposition et l’exploitation d’une machine à Fréjus. Un Niçois, ex-professionnel du secteur déjà condamné à deux reprises (1997 et 2004) pour des faits du même type, jure avoir raccroché il y a des années. L’autre se trouverait actuellement en Nouvelle-Calédonie selon l’avocat qui le représente à la barre du tribunal. L'accusation le présente comme un bénéficiaire du bingo fréjusien, jugé «pas assez rentable». Ce quinquagénaire est celui dont le passé judiciaire est le plus lourd, pour avoir écopé de 7 ans de prison, dans les années 90, pour «introduction de fausse monnaie» et «association de malfaiteurs».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

_ some changed over _

 

WHAT KIND OF SLOT MACHINES?

Thirteen machines were seized. It is roughly a pinball without side buttons: the player inserts a coin of two euros and activates the spring that allows to launch the ball. Depending on the cell where the ball stops,

the user can win a new part, even a few tens of euros. In this case, the receipts were generally equitably shared between the manager and the trader.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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